Être auto entrepreneur VTC ou monter une société (SASU vs EURL)

28/05/18    Auto-entrepreneur

Vous faites peut-être partie de ces professionnels qui envisagent de se mettre à leur compte pour devenir chauffeur VTC, séduits par un secteur en pleine croissance. Comme beaucoup, vous hésitez peut-être quant au statut à adopter pour réaliser votre projet. Vous lancer en auto-entrepreneur ou créer votre société ? Voici nos conseils pour choisir la meilleure solution en fonction de vos objectifs et de votre profil !

Créer une société de VTC

Le premier choix qui s’offre à vous consiste à créer votre propre société individuelle. En France, deux principales formes de société pour solo-entrepreneur se côtoient : la SASU (société par actions simplifiées unipersonnelle) et l’EURL (entreprise unipersonnelle à responsabilité limitée).

Les avantages de la création de société pour un VTC

Pour l’entrepreneur, privilégier la création de société offre certains avantages indéniables.

  • Son chiffre d’affaires n’est pas plafonné.
  • Sa responsabilité est limitée à la hauteur de ses apports. En cas de dette liée à son activité professionnelle, ses biens personnels et ceux de son compagnon ou sa compagne ne peuvent pas être saisis par les créanciers.
  • Il peut profiter d’une imposition basée sur les bénéfices réalisés en déduisant ses charges et frais.

EURL comme SASU partagent ces différents avantages. Il convient toutefois de distinguer les deux statuts juridiques, notamment sur le plan fiscal et social.

Les avantages et inconvénients de la SASU

Forme individuelle de SAS (société par actions simplifiée), la SASU permet à l’associé unique de bénéficier d’une affiliation auprès du régime des assimilés salariés, et non pas de la sécurité sociale des indépendants (qui a remplacé récemment le RSI). En contrepartie, les charges sociales sont un peu plus élevées, ce qui signifie une rémunération un peu moindre par rapport à l’EURL.

C’est aussi une forme très souple, qui permet une grande liberté d’organisation. Cette souplesse s’accompagne néanmoins d’un inconvénient de taille : la rédaction des statuts de la SASU est très complexe et peut nécessiter le recours à un expert-comptable ou un professionnel du droit.

Enfin, il est possible de passer de la SASU à la SAS relativement facilement, pour accueillir de nouveaux associés ou augmenter son capital afin de se développer.

-> Allez plus loin en découvrant les avantages et inconvénients de la SASU et le guide complet sur les charges de la SASU.

Les avantages et inconvénients de L’EURL

L’EURL est quant à elle une variante unipersonnelle de la SARL. Elle en reprend donc les grands principes.

À la différence de la SASU, l’associé unique est affilié à la sécurité sociale des indépendants. Il paye un peu moins de cotisations sociales, mais bénéficie d’une protection un peu moins intéressante en retour.

Comme indiqué précédemment, le chauffeur VTC à son compte qui choisit l’EURL peut néanmoins espérer toucher une rémunération un peu plus importante qu’en SASU, une fois ses charges d’exploitation déduites.

Choisir le statut d’auto-entrepreneur pour un VTC

Né il y a 10 ans, le statut auto-entrepreneur est une forme spécifique d’entreprise individuelle. Renommée « régime micro-entrepreneur » en 2016, cette structure simplifiée permet de contourner un certain nombre de contraintes inhérentes à la création d’entreprise, mais elle ne possède pas que des avantages.

Les avantages de l’auto-entreprise

Comme déjà indiqué, le régime auto-entrepreneur se caractérise par sa grande accessibilité. Le démarrage de l’activité nécessite en effet une simple déclaration en ligne et les cotisations sociales ne sont dues que si le professionnel a généré un chiffre d’affaires non nul.

Autrement dit, ce régime est un excellent moyen de démarrer simplement une activité, d’autant qu’il est compatible avec l’ACCCRE, qui permet de bénéficier d’une réduction de charges pendant 12 mois et du versement des allocations chômage sous la forme d’un capital, grâce à l’ARCE.

Les limites du statut d’auto-entrepreneur

Aussi intéressante soit-elle, la micro-entreprise montre rapidement ses limites, notamment dans le contexte d’une activité de chauffeur VTC :

  • Le chiffre d’affaires annuel est plafonné à 70 000 €.
  • Il est impossible de récupérer la TVA sur les dépenses, ce qui est très contraignant.
  • Les frais professionnels, importants dans cette profession, ne peuvent pas être déduits. Les cotisations sont en effet calculées sur le chiffre d’affaires et non le bénéfice réalisé.

Par conséquent, si le professionnel décide de se lancer en profitant de l’accessibilité du régime auto-entrepreneur, il devra rapidement se tourner vers une solution plus viable sur le moyen et long terme.

Par ailleurs, bien que l’EURL soit intéressante à bien des égards, le statut SASU semble le mieux adapté à la profession de chauffeur VTC, ne serait-ce qu’en raison de la protection sociale qu’il offre au travailleur indépendant.

Pour en savoir plus : faites votre choix entre le statut d’auto entrepreneur, SASU ou EURL

Suivez-nous
Google+

Contactez-nous
numero vert : 0 800 222 548

© Copyright ABCLIV 2018. Tous droits réservés