Régime BIC du micro-entrepreneur : fonctionnement, fiscalité et plafonds en 2026

07/07/26    Fiscalité & Légalité

Si vous exercez votre activité en micro-entreprise, comprendre les règles du régime micro-BIC est indispensable pour gérer correctement votre fiscalité, vos cotisations sociales et vos obligations déclaratives. Quels sont les plafonds de chiffre d’affaires à respecter ? Quelles sont les règles concernant la TVA ? Découvrez tout ce qu’il faut savoir sur le régime BIC du micro-entrepreneur en 2026.

Le terme BIC signifie « Bénéfices Industriels et Commerciaux ». Il désigne ici une catégorie fiscale applicable aux revenus issus d’activités commerciales, artisanales ou industrielles. En France, les bénéfices réalisés dans le cadre de ces activités sont imposés selon les règles prévues par le Code général des impôts pour cette catégorie.

Le régime BIC ne concerne pas toutes les activités exercées en micro-entreprise. Celui-ci est réservé aux entrepreneurs individuels qui exercent les activités suivantes.

Les entrepreneurs qui achètent et revendent des biens, ou commercialisent des produits relèvent généralement du régime BIC. Voici quelques exemples : 

  • boutique e-commerce ;
  • vente sur les marketplaces ;
  • commerce de détail ;
  • restauration ;
  • vente de marchandises.

Les artisans exerçant une activité de fabrication, de réparation ou de prestation de services artisanale sont également concernés : coiffeur, plombier, électricien, menuisier, mécanicien…

Certaines activités ne relèvent ni du commerce traditionnel ni de l’artisanat, mais sont tout de même imposées dans la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux. C’est notamment le cas de certaines activités d’hébergement ou de location meublée.

Pour conserver le régime de la micro-entreprise, le chiffre d’affaires annuel ne doit pas dépasser les seuils suivants :

  • 203 100 euros pour la vente de marchandises, la restauration et l’hébergement (hors meublés de tourisme spécifiques)
  • 83 600 euros pour les prestations de services BIC et les locations meublées

Le dépassement de ces plafonds pendant deux années consécutives entraîne la sortie du régime micro et l’application obligatoire d’un régime réel d’imposition à compter de l’année suivante.

De nombreux micro-entrepreneurs bénéficient de la franchise en base de TVA. Les seuils de franchise TVA qui permettent de bénéficier de l’exonération sont les suivants : 

  • 85 000 euros pour la vente de marchandises ou l’hébergement (seuil majoré : 93 500 euros)
  • 37 500 euros pour les prestations de services BIC (seuil majoré : 41 250 euros)

Le seuil majoré constitue un seuil de tolérance. Si votre chiffre d’affaires dépasse le seuil de franchise mais reste inférieur au seuil majoré, vous pouvez encore conserver la franchise en base de TVA jusqu’à la fin de l’année concernée.

En revanche, si vous dépassez le seuil majoré, vous devenez redevable de la TVA dès la date du dépassement.

Le régime micro-BIC repose sur un système simplifié. Dans ce cadre, les bénéfices ne sont pas calculés à partir des dépenses réelles de l’entreprise. Le micro-entrepreneur déclare uniquement son chiffre d’affaires. L’administration applique alors un abattement forfaitaire représentatif des charges professionnelles : 71 % pour les activités d’achat-revente et d’hébergement, et de 50 % pour les prestations de services relevant des BIC. L’impôt sur le revenu est donc calculé sur le montant restant après application de cet abattement.

Le micro-entrepreneur doit ensuite déclarer son chiffre d’affaires auprès de l’Urssaf selon la périodicité choisie : mensuelle ou trimestrielle. Chaque année, il doit également compléter sa déclaration fiscale par le biais du formulaire 2042-C-PRO.

Sous certaines conditions de revenus, le micro-entrepreneur peut enfin opter pour le versement libératoire. Cette option permet de payer l’impôt directement au moment de la déclaration du chiffre d’affaires. Les taux applicables en 2026 sont :

  • 1 % pour les activités de vente ;
  • 1,7 % pour les prestations de services BIC.

Le régime micro-BIC est souvent choisi pour sa simplicité administrative et fiscale. Toutefois, il présente des avantages et des contraintes qu’il est essentiel d’évaluer en fonction de votre activité et de vos besoins.

Le régime micro-BIC est apprécié pour sa simplicité. Les démarches administratives, fiscales et les obligations comptables sont réduites, ce qui permet aux entrepreneurs de consacrer davantage de temps au développement de leur activité. 

Autre avantage : les cotisations sociales sont calculées en fonction du chiffre d’affaires réellement encaissé. Ainsi, lorsqu’aucun revenu n’est perçu, aucune cotisation n’est due. Sous certaines conditions, les créateurs d’entreprise peuvent également bénéficier de l’ACRE, une aide qui permet de réduire leurs cotisations sociales pendant la première année.

Le régime micro-BIC ne convient cependant pas à toutes les situations. Contrairement au régime réel, il ne permet pas de déduire les dépenses professionnelles engagées pour l’activité, comme le loyer, l’achat de matériel ou les frais de déplacement. Lorsque ces charges sont importantes, un autre régime fiscal peut s’avérer plus avantageux. Par ailleurs, le maintien du régime est soumis au respect strict de plafonds de chiffre d’affaires. 

Au-delà des obligations fiscales et sociales, la création d’une micro-entreprise implique également de choisir une adresse de domiciliation adaptée. Cette solution permet notamment de protéger son adresse personnelle, tout en bénéficiant d’une adresse professionnelle valorisante. Spécialiste de la domiciliation d’entreprise à Paris depuis 1978, ABCLIV propose des adresses professionnelles en Île-de-France, ainsi que des services adaptés aux besoins des indépendants.

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Le régime BIC concerne principalement les activités commerciales, artisanales et certaines activités d’hébergement. Le régime BNC (Bénéfices Non Commerciaux) représente plutôt les professions libérales.

Le micro-entrepreneur qui bénéficie de la franchise en base de TVA ne facture pas la TVA à ses clients, et ne peut pas la récupérer sur ses achats professionnels. En cas de dépassement des seuils légaux, il devient redevable de la TVA.

Le régime micro-BIC prévoit une certaine tolérance. Si le dépassement des plafonds se produit sur une seule année, le micro-entrepreneur peut généralement conserver son régime. En revanche, un dépassement pendant deux années consécutives implique le passage à un régime réel d’imposition.

Le choix dépend principalement du montant des charges professionnelles. Le régime micro-BIC convient généralement aux activités avec peu de dépenses, tandis que le régime réel se révèle plus avantageux en cas de frais conséquents.


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Hélène Valencourt

Rédactrice…

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